PARIS (AFP) - Le trafic des trains était perturbé sur le réseau Paris-Rive gauche, le Centre et en Languedoc-Roussillon, mercredi, en raison d'une journée de mobilisation des cheminots, a indiqué une porte-parole de la direction de la SNCF à l'AFP.
"Les perturbations sont conformes à ce que nous avions prévu", concentrées sur seulement trois régions. La situation est normale sur le reste du territoire, a indiqué cette porte-parole.Ainsi, pour Paris-Rive gauche, deux trains sur trois circulaient sur les lignes C, N (réseau Paris-Montparnasse) et U (La Défense - La Verrière) du RER.
Le trafic des TER était globalement normal, mais pour la région Centre deux trains sur trois seulement circulaient sur la ligne Paris-Chartres et deux trains Paris-Orléans et Orléans-Paris étaient supprimés.
Les trains Corail circulaient normalement, à l'exception de sept trains qui ont été annulés.
En Languedoc-Roussillon, le trafic des TER était fortement perturbé, mais TGV et Corail n'étaient pas touchés. Seulement 50% du trafic régional devait être assuré, par les trains et des autocars.
A Paris, 400 à 500 cheminots se sont rassemblés mercredi midi devant le siège à Montparnasse sous les banderoles des syndicats CGT, Sud et Fgaac (agents de conduite), a constaté un journaliste de l'AFP. Quatre cheminots portant un masque à l'effigie de Nicolas Sarkozy mimaient le démontage d'une voie avec des rails déposés sur le trottoir.
Les trois syndicats ont appelé pour ce mercredi à "une action nationale décentralisée multiforme" pour le développement du service public, le fret, les salaires, l'emploi et les métiers.
La CGT entend également mettre à profit cette journée pour défendre le "plein exercice du droit de grève", qui pourrait être remis en cause, selon elle, par le projet de loi sur le service minimum.
"Un projet qui vise à rendre plus difficile l'exercice du droit de grève et qui n'a comme ambition que d'intimider les salariés grévistes et diviser les cheminots", a affirmé Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-cheminots.
Plus nuancé, Bruno Duchemin, secrétaire général de la Fgaac, a indiqué à l'AFP que ce projet "semble aller dans le bon sens en ce qui concerne une meilleure information pour les usagers", mais que "deux de ses points portaient à confusion".
Des points qui concernent la "déclaration d'intention de faire grève, 48 heures avant le début du conflit", qui pose le problème de la poursuite ou non de la concertation pour les syndicats après cette déclaration et celui du "vote à bulletin secret après huit jours de grève".
Dans ce dernier cas, "qui votera ? les grévistes ou les non grévistes et quelle sera la valeur de ce vote", autant d'éléments sur lesquels la Fgaac "souhaite des éclaircissements", a conclu M. Duchemin.