Fenêtre Ouverte


Mardi 27 juin 2006

Madagascar

 

 

 

Séparée du continent africain, il y a 200 millions d’années, Madagascar cultive sa différence. Dix-huit ethnies venues d’Afrique et d’Indonésie composent une mosaïque de croyances et de cultures entièrement tournées vers les ancêtres.
En route, on découvre aussi une incroyable diversité de paysages. Les Hautes Terres, rouges de latérite, et ses maisons traditionnelles de pisé, ses montagnes. À l’Est, les forêts tropicales et l’île Sainte-Marie fréquentée par des centaines de baleines ! Dans le Sud, un paysage de savane semi-désertique. Le long de la côte ouest, un peuple de pêcheurs, les Vezo, qui nous fait découvrir une côte de toute beauté. Et au Nord, Diego-Suarez, ancien poste de la colonisation française, superbe de décrépitude…
Ajoutez à cela une faune et une flore uniques au monde, dont ces joyeux lémuriens endémiques à Madagascar.
Rajoutez une petite pincée d’aventure, et vous découvrirez une île totalement à part et encore préservée du tourisme de masse.

Après la crise politique qu’a connue le pays début 2002 et qui a débouché sur l’investiture officielle de Marc Ravalomanana comme président de la République, la situation est redevenue entièrement normale. Aucun problème de sécurité, routes et transports aériens de Madagascar sont désormais libres de toute entrave et le touriste est de nouveau le bienvenu, comme il l’a d’ailleurs toujours été. Bien sûr, quelques ratés ici ou là sont toujours possibles, mais il n’y a aucun sentiment d’inquiétude à avoir, bien au contraire. En fait, c’est la population qui, comme d’habitude, paye le prix le plus élevé de la crise. Et le meilleur service à leur rendre est sans aucun doute d’aller leur rendre visite… Vous ferez ainsi marcher les petits hôtels, les restos et les artisans locaux qui en ont bien besoin. Et puis, bien sûr, vous prendrez un sacré plaisir à visiter la quatrième plus grande île du monde, avec ses paysages rouges comme la brique, verts comme la forêt primaire et remplis de joyeux lémuriens… Bref, il est temps de retourner à Madagascar !

 

 

 

Carte d'identité

Situation géographique : Madagascar se trouve dans l'océan Indien, à 9 000 km de Paris. Les côtes africaines se situent à 400 km à l'ouest, les Comores et l'île de Mayotte au nord-ouest, l'île Maurice et le département français de l'île de la Réunion à l'est.
Capitale : Antananarivo ou Tananarive. 1 million d'habitants ; près de 2 millions pour le grand Tananarive.
Population : 16 millions d'habitants. 20 millions d'habitants prévus en 2005. Densité : 27,2 hab./km².
Espérance de vie : selon les sources peu fiables environ 52 ans.
Groupes ethniques : 18 officiellement, sans compter quelques sous-groupes. Communautés d'Indo-Pakistanais, de Chinois, de Comoriens et d'Européens, dont la plus forte communauté de Français au sud du Sahara (environ 26 000).
Régime politique : république démocratique à caractère présidentiel.
Monnaie : depuis juillet 2003, l'ariary (Ar) remplace progressivement le franc malgache (Fmg).
Langues : le malgache, inspiré du dialecte merina des Hautes Terres, avec des variantes dialectales régionales. Le français est la 2e langue officielle, couramment parlée dans les villes, un peu moins dans les campagnes.
Religions : culte des ancêtres pour plus de la moitié de la population, catholicisme et protestantisme à parts égales, sans pour autant forcément renoncer aux rites traditionnels. Communautés musulmanes également.

 

Economie

Madagascar est riche de mille ressources. Tous les produits agricoles poussent sous des climats extrêmement variés, le pays possède une flore et une faune uniques au monde, propices au développement du tourisme, et le sol renferme des trésors minéraux. Pourtant, l'île pointe dans le peloton de queue des pays les moins avancés. Indicateur de crise, la production de riz est aujourd'hui insuffisante et le premier pays consommateur au monde doit en importer.

La pauvreté ambiante à Madagascar se sent partout. 2/3 à 3/4 des Malgaches vivent au-dessous du seuil de pauvreté, avec des revenus insuffisants pour vivre ; l'espérance de vie tourne autour de 52 ans ; environ 159 enfants pour 1000 meurent avant l'âge de 5 ans ; enfin, 6 % seulement des ménages disposent de l'eau courante. Il y a véritablement urgence pour une population qui connaît depuis quatre décennies une dégradation dramatique de ses conditions de vie.

ONG et aide au développement : avec l'appauvrissement du pays, les organismes d'aide ont progressivement occupé une place toujours plus importante dans la vie sociale et économique. Il y a plus de 600 organisations humanitaires à Madagascar qui font du pays l'un des plus aidés au monde. Pour les plus grosses organisations, Nations unies ou délégations de l'Union européenne, la coopération s'effectue via le gouvernement. Au bas de l'échelle, on trouve les fameuses Organisations non gouvernementales (ONG) qui, si elles disposent de moins de fonds, travaillent au plus près du terrain. Aujourd'hui, la tendance générale est à la responsabilisation par des programmes d'aide cherchant à s'appuyer toujours plus sur des structures locales. Ainsi, les associations malgaches ont fleuri comme crocus au printemps depuis quelques années. On peut citer deux réussites éloquentes : le Conseil de développement d'Andohatapenaka (CDA), et Akamasoa.

 

 

Formalités

LE VISA EST OBLIGATOIRE. Il y a 2 sortes de visas touristiques :
- Visa d'un mois à l'arrivée : délivré à l'aéroport de Tananarive ou dans les aéroports de province, reliés à l'île de la Réunion, pour un séjour d'un mois maximum. Il vous en coûtera environ 40 euros, payables en devises et en espèces. Attention, ce montant peut changer ! À vérifier avant de partir. Prorogeable sur place mais moyennant finances et plein de formalités. Pas acquis d'avance.
- Visa de 3 mois : délivré avant le départ par l'ambassade ou le consulat de Madagascar en principe en 5 jours ouvrables, et valable pour 90 jours maximum. Par correspondance, prévoir 15 jours de délai. Coût : 35 euros en espèces pour une entrée et 40 euros en espèces pour 2 entrées sur le territoire. ATTENTION ! SE RENSEIGNER À L'AMBASSADE.

DANS LES 2 CAS : fournir un passeport valable encore 6 mois après le retour, 2 photos d'identité et un billet d'avion aller-retour (ou l'attestation de l'agence pour le visa avant le départ).

 

Vaccins

Aucun vaccin n'est obligatoire pour les voyageurs en provenance d'Europe, mais il est cependant recommandé d'être à jour pour les vaccins suivants :

- DT-Polio (renouvelable tous les 10 ans).
- Hépatite A (renouvelable tous les 10 ans).
- Hépatite B (renouvelable tous les 5 ans).
- Fièvre typhoïde : le vaccin est fortement conseillé (tous les 3 ans).
- Fièvre jaune : obligatoire uniquement si un voyage en Afrique est prévu avant ou après votre séjour (tous les 10 ans).
- Pour les longs séjours en brousse, prévoir de se faire vacciner contre la rage : 3 injections espacées d'un mois. En cas de morsure, cela donne un répit de quelques jours pour se faire soigner. Le vaccin évite aussi l'injection d'un sérum antirabique. Beaucoup de chiens ou d’animaux errants dans les villages. Se méfier aussi d'éventuelles morsures de lémuriens.
- Traitement antipaludique : indispensable. Lire la rubrique « Santé ».

 

Bagages

Les parcs et réserves de l'île se prêtent largement à des randonnées et la nature malgache à des bivouacs. Si vous ne voyagez pas avec une agence, il vous faut un minimum de matériel : une tente et du matériel de camping si vous préférez bivouaquer, un mini-sac, une gourde, une moustiquaire et un sac de couchage, un sac à dos et un poncho pour se protéger des averses tropicales, une pochette à glisser sous les vêtements pour vos valeurs et votre passeport, une lampe électrique, de bonnes chaussures de marche, une protection antimoustiques, crèmes solaires, chapeau et lunettes de soleil peuvent s'acheter sur place.

Pensez à emporter des petits cadeaux à offrir, du style tee-shirts, stylos pour les enfants, échantillons de parfum, cartes postales de votre région ou photos de vous et votre famille, etc. Avant de boucler vos bagages, n'oubliez pas d'y glisser des boules Quiès, un drap propre et des serviettes de toilette, un couteau suisse, des sacs en plastique pour protéger vos affaires de l'humidité, un petit cadenas pour fermer soigneusement vos bagages, votre pharmacie personnelle, des photocopies des billets d'avion, passeport, visa et récépissé comportant les numéros des chèques de voyage.

 

Santé

Madagascar, pays en quête d'un début de développement économique, ne possède pas encore d'infrastructure médicale d'urgence, hormis l'hôpital militaire de Tana, et le tout nouvel Espace Médical, sorte de SAMU privé, mais tout juste implanté dans le pays. Alors, pensez à prendre une pharmacie de base (antibiotique, antalgique, antiseptique, désinfectant, pansements et compresses, répulsif antimoustique et produit contre les moustiques, crème solaire) qui, si elle ne vous est pas utile le sera certainement lors de vos rencontres avec les habitants.

Mais en cas d'accident grave ne pouvant être pris en charge sur place, il faut immédiatement contacter votre assurance personnelle, prise avant votre départ bien sûr, pour être rapatrié sur Tana dans un premier temps, puis sur la Réunion, qui n'est qu'à 1 h de vol, ou sur l'Europe.

 

Rappel de quelques règles générales à respecter pour rester en bonne santé :

- Ne jamais boire d'eau non bouillie (au moins 20 mn) ou désinfectée cliniquement. Se contenter de boissons décapsulées devant soi.
- Faire attention aux fruits et légumes crus qui ont pu être en contact avec l'eau.
- Se laver les mains avant les repas.
- Se méfier des coupures et égratignures. Sous ces climats, elles peuvent mettre beaucoup plus de temps à guérir.
- La chaleur, couplée avec l'humidité ambiante, freine la transpiration naturelle du corps, ce qui peut provoquer l'apparition de boutons. Bien se sécher après une douche ou un bain de mer, porter des vêtements larges et légers, si possible en coton, et éviter de boire de l'alcool sont de petites précautions de base.
- Garder aux pieds des tongs en plastique sous la douche est un moyen efficace de se protéger de tous les champignons divers qui « fleurissent » sous les tropiques.

 

Le paludisme

L'ensemble du pays est classé en zone 2, c'est-à-dire qu'il connaît un peu de résistance à la chloroquine. Le type de palu le plus fréquent est celui à Plasmodium falciparum, qui n'attaque que la nuit. Il est présent à 90 % à Madagascar et sachez que c’est le plus dangereux. Il a une durée d'incubation qui va d'une semaine à 3 mois. En cas de fièvre pendant ou après le voyage, il vous faudra consulter rapidement un spécialiste.

De novembre à avril, le risque de paludisme est plus fréquent sur les hauts plateaux. En hiver il y est quasi nul. Le risque est constant toute l'année sur les côtes est et nord. Il est indispensable, pendant toute la durée de votre séjour, et durant 4 semaines après votre retour, de prendre un traitement antipaludique. La résistance des souches évoluant constamment, il est plus prudent de demander conseil à un médecin avant de partir quant au traitement le plus adapté.

 

 

 

Autres problèmes

L'eau est le principal vecteur de maladies. Ne jamais consommer d'eau du robinet, lavage des dents compris !
La dysenterie : en raison des changements d'alimentation et de climat, on échappe rarement à ce que l'on appelle une turista, la « courante » locale... Se munir d'un antiseptique intestinal. En cas de diarrhée, boire beaucoup d'eau, de thé ou de Coca pour éviter la déshydratation, et se gaver de riz nature.
L'hépatite A, transmise par l'eau et l'alimentation, est très fréquente. La vaccination est indispensable !
La bilharziose et certaines autres parasitoses peuvent s'attraper lors des baignades en eau douce.
Les petites bêtes : dans les forêts humides de la côte est, vous verrez parfois sortir les sangsues. Pensez à mettre un pantalon et à porter des chaussures montantes lors de vos explorations. Méfiez-vous de certains scorpions et mygales, ainsi que des scolopendres, sortes de mille-pattes tout plat avec deux pinces sur la tête, que l'on trouve souvent en brousse. Si vous êtes piqué par l'une de ces bestioles, en général les habitants brûlent la plaie avec une braise (charmant, mais rien d'autre à faire !) et il faut rester allongé sans paniquer.
La peste et le choléra : le choléra est malheureusement en passe de devenir endémique dans certaines parties de Madagascar, notamment dans les régions proches des Comores (Majunga). Faire très attention à ce que l'on consomme et à ce que l'on porte à la bouche. Il convient ensuite d'être vigilant devant toute diarrhée aqueuse abondante de plus de 48 h, sans fièvre ou des vomissements fréquents. Dans l'attente de consulter au plus vite, se réhydrater au maximum de Coca, bouillon de légumes, eau du riz... Le choléra n'est grave que par les pertes qu'il entraîne en eau, sodium, potassium et autres sels minéraux. Dès que ces pertes sont compensées, on peut être considéré comme guéri.
La peste est endémique à Madagascar mais à un niveau suffisamment faible pour ne poser aucun problème pour les touristes. En cas de séjour prolongé avec immersion profonde dans les populations villageoises, éviter les contacts avec les rongeurs et se prémunir contre les piqûres de leurs puces.
Sida et MST : il n'existe aucune véritable statistique officielle concernant le sida, même si certains affirment qu'il serait plutôt moins élevé que dans le reste de l'Afrique. Une grande prudence s'impose, évidemment ! D'autre part, sachez que, à travers tout le pays, les MST sont extrêmement répandues, nombreuses et diverses. Toutes les protections sont donc à prendre !

 

Sécurité

 

Amour

Bon, il rime souvent avec argent ! À moins de s'enflammer pour une histoire soudaine qui vous changera la vie, et même si cela n'a rien à voir avec la Thaïlande, sachez que les boîtes de nuit malgaches sont la plupart du temps des lieux de prostitution. Le tourisme sexuel est malheureusement en plein développement.

 

Dangers et enquiquinements

Madagascar est un pays plutôt sûr, sauf le soir et la nuit dans la capitale, Tananarive, et dans certains quartiers de villes de province. Le vazaha, l'étranger, est généralement considéré avec un grand respect. N'oubliez pas que le tourisme est parfois tout autant un choc culturel pour ceux qui vous accueillent que pour vous.
Les autres règles à observer scrupuleusement sont également des marques de respect de notre part à nous, touristes. La première chose à faire dans ce pays pauvre est de ne pas arriver en pays conquis ni d'exhiber ses richesses autour de soi.
Achetez une pochette à glisser sous le tee-shirt pour vos valeurs et votre passeport. Respecter les coutumes du pays et les interdits (fady) est le deuxième point très important à Madagascar. Hors des sentiers battus, toujours partir avec un guide qui connaît les fady et les coutumes en vigueur dans la région. Se méfier néanmoins des guides dont ce n'est visiblement pas le métier...
En ce qui concerne la mendicité, elle se développe dans la capitale et existe dans certaines villes de province. On raconte même que certaines familles envoient leurs enfants mendier ou que d'autres arrivent des campagnes dans ce but...

 

Drogue

Outre l'euphorisante mais interdite feuille de khat, importée du Yémen et consommée dans le Nord de l'île, on doit se méfier du rongony, le cannabis local, strictement interdit à la consommation. On ne rigole pas avec ça : vous risquez des amendes et des peines d'emprisonnement. On nous signale aussi des « combines » afin de piéger les doux rêveurs. Et la prison à Madagascar, franchement, on ne souhaiterait pas cela à nos pires ennemis...

Transports

Les distances sont assez importantes entre les villes, mais tout dépend de l'état de la route, de la piste, du véhicule et du climat au moment où vous prenez la route... Bref, les distances s'évaluent en heures, voire en jours pour les très longs trajets en taxi-brousse, et non en kilomètres !

Taxis-brousse

De tous les modes de transport de l'île, le taxi-brousse est le plus typique, le moins cher et, donc, le plus populaire. C'est le seul véritable moyen de déplacement pour la majorité des Malgaches qui ne peuvent se payer ni voiture personnelle, ni voyage en avion. De plus, ils sillonnent tout le pays et on en trouve jusqu'au fin fond des villages de brousse. Toujours bondé et chargé à en dépasser l'entendement, le taxi-brousse est cependant un excellent moyen de côtoyer de (très) près la population locale.

L'état des routes malgaches

Sur les 50 000 km environ de routes, moins de 10 % sont goudronnées ! Seuls les grands axes, la RN2 (Tana-Tamatave), la RN7 (Tana-Tuléar) et la RN4 (Tana-Majunga) le sont presque entièrement. Le reste se partage entre des routes pleines d'ornières et des pistes tout court. Les voies secondaires sont plutôt difficiles, voire impraticables en saison des pluies. Dans tous les cas, la moyenne est de 50 km/h ; sur les pistes, compter du 20 km/h !

Les différents types de taxi-brousse

Sous le terme général de « taxi-brousse », on désigne par là tout véhicule de transport en commun reliant une ville à une autre, aussi courte soit la distance. On rencontre toutes sortes de véhicules. Les plus courants sont les 404 bâchées. Pour des distances plus importantes, les véhicules les plus confortables, un poil plus chers mais théoriquement plus rapides, sont les 504 breaks de 9 places, et les minibus (Mazda ou Nissan de 18 places). Les goélettes Renault dites « 1 000 kilos » (25 places) ou les bus « Tata » de fabrication indienne sont plus gros mais plus longs à se remplir, et quand on sait qu'un taxi-brousse ne part généralement que lorsqu'il est plein...

Taxis-ville, taxis-be et taxis spéciaux

Les taxis-ville sont très nombreux dans la plupart des villes d'importance. Ce sont pour la grande majorité des 4L. Les taxis n'ont jamais de compteur, mais les prix sont fixes et les chauffeurs de taxi rarement malhonnêtes. De toute façon, négociez toujours le prix avant de monter et réglez à destination. Ne mégotez pas pour quelques centimes non plus. Les prix augmentent toujours la nuit. Quoi qu'il en soit, ce n'est vraiment pas cher !
Les taxis-be sont des véhicules de transport en commun, type minibus, qui relient un quartier à un autre dans une ville.
Vous pourrez parfois avoir besoin de taxis spéciaux : il s'agit d'un taxi-ville que vous louerez, pour vous seul, à l'heure ou à la journée. Utile pour explorer une ville ou ses environs.

Pousse-pousse

Laissez vos scrupules de côté car vous vous apercevrez vite que votre refus de faire courir devant vous un homme, le plus souvent pieds nus, est aussi le priver d'une ressource essentielle, surtout venant d'un vazaha. Alors, soyez plutôt généreux sur le tarif.

Le train

Très pittoresque, mais malheureusement il fonctionne rarement, à part la ligne Fianarantsoa-Manakara. Se renseigner auprès de la RNCFM, la compagnie malgache Tel : 22-205-21 à Tananarive. Quatre lignes sont censées relier Tananarive à Antsirabe, Moramanga à Ambatondrazaka et Ambatosoratra, et Tananarive à Tamatave.

Charrettes à zébu, pirogues, boutres et ferries...

Les charrettes à zébu pourront vous dépanner lorsque aucun transport collectif ne fait la jonction entre deux villages de brousse, ce qui est assez courant hors des sentiers battus.
Les pirogues et boutres vous permettront de relier des villages inaccessibles autrement qu'en 4x4, notamment le long de la côte ouest. Les pirogues vous permettront d'effectuer des descentes de rivière, comme celle de la Tsiribihina par exemple.
Un ferry permet de relier l'île de Nosy Be à la ville de Majunga.

Cependant, nous attirons votre attention sur les risques liés à tous les transports en bateaux quels qu'ils soient, à Madagascar.

 

Cuisine

Vos repas varieront suivant la région (Hautes Terres ou régions côtières) et le lieu où vous les prendrez.

Le repas malgache : vous pourrez prendre votre sakafo (repas) typiquement malgache dans les hotely ou chez l'habitant. Il se compose avant tout d'une grosse assiette de riz (le vary). Le riz vous sera systématiquement servi avec les deux plats « nationaux » : le romazava, un bouillon parfumé à base de viande et de brèdes, feuilles vertes au goût très particulier, et le ravitoto, un ragoût de viande de porc mijoté avec des feuilles de manioc pilées.
Poissons et crustacés : vous pourrez aussi vous gaver de poissons et crustacés d'eau douce (tilapia, anguille, écrevisse...) et de poissons et fruits de mer, très abondants sur les côtes. Thon, daurade, capitaine, en sauce ou tout simplement grillés, raviront votre palais. Mais n'omettrez surtout pas de goûter aux crevettes, camarons (crevettes de taille olympique !), aux calamars, aux crabes ou aux langoustes. Ou encore aux cigales de mer. Sans oublier non plus les moules, les oursins et... les huîtres.
Spécialités régionales : les préparations à base de vanille (poulet, canard) ou de lait de coco (fruits de mer et crustacés) sont surtout des spécialités de la côte nord-est (Sainte-Marie notamment), absolument délicieuses et à ne pas louper ! Il faut aussi goûter le gibier dans la région de Majunga, surtout la sarcelle.
Les cuisines d'ailleurs... : outre les plats malgaches, les restaurants dans les principales villes vous permettront de retrouver des saveurs bien connues. La cuisine française est très répandue, souvent savoureuse et pas mal exécutée. Avec le zébu, les gastronomes français ne seront pas déçus. On trouve aussi quelques magrets, confit de canard, tournedos Rossini, mais aussi du foie gras malgache, à tartiner sur du bon pain. Aussi, les Réunionais ont transmis à la grande île leurs excellents caris et rougails.
Pas mal de restos italiens dans les villes principales. Mais on préférera souvent la cuisine de la communauté chinoise, bien établie dans l'île. Petits détours par l'Inde, de temps à autre, et notamment à Majunga, où le curry le dispute au biryani, le plat dominical des Karanes, les Indo-Pakistanais de Madagascar.

Les en-cas : dans la rue, vous pourrez faire de bons petits repas à base de brochettes (masikita), de sambos (beignets de viande et de légumes), de manioc grillé, de yaourts et de galettes de farine de riz (mofo gasy).
Tous les fruits et légumes... : grâce au climat tempéré des hauts plateaux, tout ou presque pousse ici : carottes, choux, tomates, haricots, asperges… En saison (de décembre à janvier environ), en dehors des « classiques » fruits tropicaux, vous pourrez vous régaler de pommes, poires, pêches, abricots et même de fraises.
Épices et piments : si la cuisine malgache est assez parfumée grâce à l'utilisation des épices, gingembre, poivre, girofle, muscade, … Elle est généralement peu relevée. On préférera servir à part le sakay (pâte de piment) ou les lasary, achards de mangue, citron ou carotte macérés dans du vinaigre ou de l'huile au curry pimenté.

 

 

 

Boissons

L'eau : celle du robinet n'est pas potable bien sûr, alors achetez les eaux minérales locales, même pour vous laver les dents ! On en trouve presque partout (sauf au fin fond de la brousse). Pensez à faire des stocks pour vos randonnées, c'est indispensable ! Les glaçons sont logiquement à éviter. Attention également à l'eau du café et du thé, difficile à contrôler et à ne surtout pas boire tiède. On vous rappelle qu'il faut 20 mn d'ébullition pour qu'une eau soit saine. Des pastilles du style Micropur sont une sécurité indispensable pour un trek ou une longue rando, qu'on se le dise !
L'eau du riz : la boisson malgache la plus traditionnelle et la plus économique est en fait le ranon'ampango, eau qui a rebouilli dans la marmite de riz avec la croûte attachée au fond ! Si cette eau chaude et ambrée est saine et désaltérante, elle peut être néanmoins très amère quand le riz a franchement brûlé.
Les jus naturels : essentiellement en saison des fruits, c'est-à-dire à la saison des pluies. Quelques délices : le corossol, la grenadelle, la papaye, la mangue, le tamarin...
La bière : la reine des bières malgaches est la Three Horses Beer ou THB. La Queen's et la Fresh ont moins de succès.
Les vins : les vins ne sont pas tous excellents (surtout les rouges) mais ils méritent une attention particulière pour le principe ! Les meilleurs sont le Lazan'ny Betsileo, le Clos Malaza ou le Manamisoa.
Les tord-boyaux : le rhum est le premier d'entre tous, une boisson « nationale ». Le plus réputé est fabriqué à Nosy Be dans la célèbre usine sucrière de Dzamandzar, d'où son nom de Dzama. On trouve aussi des petits rhums pas chers et tout aussi excellents (Saint-Claude, Mangoustan…). À partir de là, toutes les variantes de « rhums arrangés » sont possibles.
Autres boissons locales : le betsa-betsa, du jus de canne fermenté à boire mora-mora, le vin de palme ou trembo, et toutes les variantes distillées localement sous le nom général de toaka gasy.

 

 

Restaurants

 

Les hotely et les gargotes

Les hotely sont de petits restos populaires souvent en bord de route, dans les stations de taxis-brousse ou en ville. Très bon marché, mais faire tout de même attention à l'hygiène. Dans presque toutes les villes, des échoppes se montent le soir à même le trottoir. On y mange souvent très bien, pour pas cher, et dans une ambiance typiquement malgache franchement très chouette !

 

Les restos

On trouve de tout. Mais ce n'est pas parce que c'est marqué « resto » que c'est forcément propre. Si cela vous effraie, il vaut mieux cibler des restos de catégorie « Prix moyens » et « Plus chic », sans pour autant tomber dans la garantie absolue ! Cela dit, on peut manger très bien à Madagascar. Il suffit de faire le tri.

 

 

 

Coutumes

 

Musique et danse

Les musiques malgaches, et les danses qui leur sont liées, sont imprégnées de l'identité culturelle des émigrés asiatiques et africains à l'origine du peuplement. Sur ces racines, celle-ci a élaboré sa spécificité artistique, constamment régénérée d'emprunts aux cultures de conquête ou de passage. L'influence européenne est ainsi évidente : l'afindrafindrao (« pas à pas ») est inspiré des menuets dansés à la cour du Roi-Soleil.

Chaque ethnie a sa musique. C'est un pays qui chante, danse et s'amuse en toutes circonstances, de la naissance à la mort : le « retournement des morts » donne lieu à un déferlement de rythmes, de chants et de danses. C'est aussi par la musique et la danse, les psalmodies et litanies rythmées, que l'on entre en relation avec les esprits des ancêtres par le tromba ou rite de la possession. Musique de transe ou plus intimiste, spectacles chantés, dansé et joués (Hira Gasy), l’art musical malgache est très riche et souvent spécifique à une région. Les instrument traditionnels sont la valiha, cithare sur bambou tubulaire originaire d'Indonésie, la petite guitare kabosy.

 

 

Religions, croyances et rituels

Culte des ancêtres : les ancêtres sont les médiateurs entre les hommes et le monde surnaturel. On les invoque dans toutes les occasions rituelles, sacrifices, circoncisions…, pour qu'ils protègent leurs descendants. Les sources, les arbres, les rochers sont des lieux de culte : on imagine qu'ils sont habités par des forces surnaturelles qu'on essaie de se concilier par des offrandes. Mais il y a aussi de nombreux êtres surnaturels, gnomes, nains, plus ou moins maléfiques, et des anges gardiens, qui veillent particulièrement sur les enfants.
L'islam à Madagascar : la présence de l'islam à Madagascar est principalement liée aux migrations sur la côte est. Les populations antemoro, antambahoaka et antanosy se réfèrent toutes à un premier ancêtre, Raminia, venu de La Mecque. On sait aujourd'hui qu'il ne s'agissait pas d'Arabes, mais plutôt d'Indonésiens islamisés. Il y a peu de contacts avec le monde musulman. Aujourd'hui l’Islam malgache est rudimentaire et teinté de rites autochtones.
Les fady : les fady (interdits) occupent une place très importante dans la vie des Malgaches. Ils peuvent concerner l'individu, la famille, le clan ou même l'ethnie tout entière. Ainsi les Antemoro sont fady de cochon, et d'une espèce d'anguille. Les interdits individuels sont révélés par le mpanandro, astrologue devin, à la naissance de l'enfant. Contrevenir à ces interdits, c'est évidemment s'exposer à une punition.
Le famadihana : la cérémonie du « retournement des morts » consiste en réalité à « déplacer un corps d'un endroit à un autre ». Tout commence par un songe : une femme voit en rêve l'ancêtre au bord de son lit, se plaignant d'avoir froid dans son tombeau, d'être délaissé par ses descendants. Les chefs de famille vont alors consulter le mpanandro, le devin-astrologue, qui fixe le jour du famadihana. La fête s'accompagne d'un repas pris en commun où l'on partage le riz, la viande du zébu sacrifié et le rhum local. Le lendemain, on ouvre les tombeaux. Les membres de la famille sortent les cadavres, les prennent sur leurs genoux, leur parlent, leur demandent conseils et protection. On pleure, on rit, on crie, dans un moment d'effervescence extraordinaire. On change les lamba des morts, comme on lange des enfants, avec des gestes de douceur et de tendresse et on tient dans les bras ces déjà-morts comme des nouveau-nés. À la fin de la journée, on replace enfin les morts dans leur tombeau...
Les ody et les sampy : les ody sont des amulettes destinées à écarter les maladies, à apporter la prospérité, à assurer des récoltes abondantes et à garantir la fécondité des femmes. Lorsque ces charmes sont utilisés au service de groupes sociaux, ce sont alors des sampy.
La place du zébu : le zébu est un animal omniprésent dans la société malgache. Il symbolise toujours la richesse et l'opulence. Mais il est plus que cela : il accompagne l'homme dans tous les moments importants de sa vie, et le sacrifice d'un « longues cornes » est essentiel à tous les rituels.
Devins et astrologues : les devins jouent un rôle très important dans la vie des Malgaches, qui est conditionnée par le caractère faste ou néfaste du moment où l'on entreprend une action. Le mpanandro, l’astrologue est consulté en toute occasion. Le mpisikidy est un spécialiste de la géomancie, technique de divination à partir de figures tracées sur le sable. L'ombiasa a des pouvoirs plus étendus : c'est le gardien des connaissances rituelles et religieuses.
La circoncision : la circoncision se pratique dans toutes les ethnies. C'est un rite de passage qui permet au garçon de devenir véritablement masculin et de prendre sa place dans la société des hommes.

 

 

 

Géographie

L'île de Madagascar, la 3e ou 4e plus grande île du monde, se situe dans l'océan Indien, à 400 km à l'est des côtes africaines, au niveau de la Tanzanie et du Mozambique. Elle a une superficie de 587 000 km², soit la France et le Benelux réunis. Pour comprendre la géographie et le climat du pays, il faut le couper en trois morceaux dans le sens de la longueur : du nord au sud, les Hautes Terres, qui tombent brutalement en falaise sur une mince bande de plaine côtière ; la côte est ; et de l'autre côté, elle descend plus doucement vers les vastes plaines de la côte ouest bordant le canal de Mozambique.

 

Climat

On distingue officiellement deux saisons climatiques : la saison sèche (incluant l'hiver austral), d'avril à octobre, et la saison des pluies, de novembre à mars. La saison idéale pour tout voir partout en même temps est la période qui va de septembre à octobre environ.

Les Hautes Terres (région de Tananarive) : la saison sèche dure d'avril à octobre, avec une période d'hiver austral de juin à août. Les pluies sont fortes mais courtes, de mi-novembre à mars seulement.
La côte ouest : c'est la côte la plus sèche et la plus ensoleillée de Madagascar.
La côte est : il y pleut toute l’année, surtout de décembre à mars, saison des pluies officielle. Les mois de septembre, octobre et novembre, sont les plus secs.
La saison cyclonique : officiellement de mi-décembre à mi-avril. À éviter si possible. Dans le meilleur des cas, il pleut beaucoup, même si cela ne veut pas dire partout ni tout le temps...

 

Flore

Comme Madagascar connaît presque tous les climats, imaginez la variété de la flore... 90 % d'endémisme, encore plus que la faune !

La forêt tropicale de la côte est : par portions de Fort-Dauphin à Masoala. 85 % de la forêt tropicale aurait disparue et une forêt secondaire est en partie apparue, produisant notamment le roi des arbres malgaches, le ravinala, ou « arbre du voyageur » et les palmier de toutes sortes (raphia, palmier trièdre…). On trouve aussi le palmier trièdre et bambous, bananiers, fougères arborescentes…Les bois précieux aussi, malheureusement surexploités, font aussi la célébrité de la forêt : le palissandre, l'ébène, le bois de rose et l'acajou...

 

 

La végétation aride de l'Ouest et du Sud : il y a plusieurs types de végétation aride, la forêt sèche et la savane, dans l'Ouest, et le bush ou fourré épineux du Sud. Il existe sept variétés de baobabs qui font littéralement autorité dans les paysages de l'Ouest, près de Morondava. A ne pas confondre avec les pachypodium, ou « pieds d'éléphant » qui prennent la forme d’arbres-bouteilles ou restent nains comme dans le massif d’Isalo. Dans le Grand Sud, le bush, ou fourré épineux, est un milieu unique qui ne reçoit que 500 mm d'eau par an. C’est un paysage de plantes épineuses, comme les didiéréacées, apparentées aux cactus, les euphorbes ou les figuiers de Barbarie, qui offrent un fruit rafraîchissant au voyageur. 

 

 


 

Végétation sur les côtes : on trouve quantité de mangroves, de pandanus (ou vacoas), de viha ou « oreilles d'éléphant », de jacinthe d'eau, de népenthès...


Orchidées, fleurs et essences : il y a plus de 1 000 espèces d'orchidées à Madagascar, soit plus que sur tout le continent africain ! La plus odorante de toutes est la vanille, sur la côte du même nom. L'essence des fleurs d'ylang-ylang exploitée à Nosy Be est achetée par les plus grands parfumeurs français. Et puis, en saison humide, jacarandas mauves et frangipaniers aux fleurs blanches illuminent Tananarive et les Hautes Terres. Le flamboyant, lui, met le feu aux avenues de Tamatave et de Tuléar. Enfin, le bougainvillier fleurit à longueur d'année.

 

 

 

 

 

Faune

Détachée du continent primitif africain il y a plusieurs dizaines de millions d'années, l'île a diversifié une faune et une flore qu'on ne retrouve, pour la grande majorité des espèces, nulle part ailleurs : il y a 80 à 90 % d'endémisme. La nature malgache a fait connaître l’île comme un fabuleux laboratoire d'étude des mécanismes évolutifs.

 

Habitants des forêts, des lacs et de la brousse

Les caméléons sont les autres princes de l'endémisme malgache. Avec une soixantaine d'espèces, soit plus de la moitié des espèces du globe, il en existe de toutes les formes, de toutes les tailles et de toutes les couleurs.
Chez les reptiles, il faut signaler les vénérables tortues radiées (ou radiata), et la tortue la plus rare du globe, l'angonoka ou tortue à soc, avec son éperon de combat sous la tête. Les crocodiles (ou voay) sont représentés par une unique espèce, celle du Nil ; mais largement chassé, le croco se fait de plus en plus discret. Du côté des serpents, pas de panique, ils sont tous inoffensifs, même le fameux do, une sorte de « petit » boa.
Du côté des petits mammifères, les tenrecs, insectivores très primitifs ressemblant à nos hérissons, le fosa est une sorte de petit puma qui est surtout visible la nuit, et enfin les rats sauteurs géants.
Plein d'insectes et de papillons dans une gamme infinie de tailles, de formes et de couleurs.
Enfin, du côté des oiseaux, Madagascar compte les couas, très répandus (huppé, coureur...), les vangas, les rarissimes mésites et gobe-mouches du paradis, ou le commun fody.
Enfin, à moins de rechercher la difficulté, on n'a pas vraiment grand-chose à craindre de cet environnement. Des exceptions, cela dit, à l'attention des campeurs : quelques bébêtes dangereuses et sournoises comme les scorpions et les mygales, et quelques scolopendres. Gare !

 

 

 

 

 

Habitants des mers

La seule grande prudence qui s'impose à Madagascar concerne les méduses et surtout les différentes espèces de requins, sur la côte est de l'île particulièrement. Ils sont suffisamment dangereux pour dissuader de se baigner ! La côte ouest bénéficie heureusement de récifs coralliens par-ci, par-là, qui forment des lagons protecteurs et riches de poissons, crustacés et tortues de mer en quantité impressionnante ! N'oublions pas les centaines de baleines à bosse qui, remontant du sud, viennent frayer au large de la côte est entre juillet et octobre et se fixent dans le chenal de l'île Sainte-Marie. Enfin, le cœlacanthe, le plus vieux poisson du monde, fraye encore dans les eaux malgaches. Agé de 360 millions d'années, il reste un mystère pour la science.

 

 

 

Lémuriens

On appelle parfois Madagascar « la Lémurie », car la « grande île » abrite 90% des lémuriens existant dans le monde. Pour les différencier, le plus simple est de séparer les lémuriens en deux groupes : les diurnes et les nocturnes, à quelques exceptions près. Les diurnes sont composés des lemur proprement dits, appelés maki en malgache, et du groupe des propithèques et indri, issus d'une même famille génétique. Quant aux nocturnes, ils se composent de cheirogales, d'hapalémur et de lepilemur, le aye-aye formant un genre encore à part.
Arboricoles, c'est-à-dire vivant dans les arbres, ils sont omnivores mais le plus souvent végétariens. Ils se nourrissent de feuilles, de fleurs, d'écorce ou de fruits, parfois d'insectes et de larves, et vivent en solitaire ou en bande. Leurs cris sont souvent caractéristiques.

 

 

 

 

Environnement

 

Alerte !

L'autre problème majeur du pays après la pauvreté... De nos jours, la forêt recule d'1 h de marche par an. Il en reste moins de 15 % ! Feux de brousse et cultures sur brûlis continuent de réduire en fumée autour de 150 000 ha de forêt chaque année. Au final, on peut parler de véritable catastrophe écologique, dont les effets se font désormais durement ressentir : disparition d'espèces, ensablement des fleuves et des ports, modification climatique, épuisement des sols...

 

Sensibilisation et perspectives...

Certes, la pauvreté, la démographie galopante et l'exploitation incontrôlée aggravent la tendance et accélèrent le processus fatal. Et pour un pays non industrialisé comme Madagascar, la désertification réduit l'espoir d'un développement agricole. Les autorités ont créé une cinquantaine de parcs et réserves nationaux pour tenter de limiter le trafic d’animaux (tortues, lémuriens,…), ainsi que des programmes de reboisement et de valorisation des ressources naturelles avec l'aide des ONG. Les paysans ont longtemps été accusés d’être responsable de la déforestation. Or, il a bien fallu les considérer comme les réels dépositaires du milieu naturel. Désormais, on cherche plutôt à les sensibiliser pour en faire un jour les gardiens et les gestionnaires de ces ressources périssables. Cet environnement tropical est incontestablement un atout pour le pays, qui en fait son principal attrait touristique.

 

 

Quelques curiosités

 

Tananarive et environs

Visite de la ville haute et du palais de la reine

Le palais du roi (Ambohimanga)

 

Tananarive 

 

 

 

 

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