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Mardi 9 mai 2006
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SAINT-DENIS-DE-LA-RÉUNION (AFP) - L'épidémie de chikungunya continue de se stabiliser à la Réunion, avec 3 000 nouveaux cas recensés au cours de la semaine du 24 au 30 avril, a annoncé jeudi à Saint-Denis le porte-parole de la CIRE (cellule interrégionale épidémiologique Réunion-Mayotte).

Selon le bilan hebdomadaire établi par cet organisme, 255 000 cas de chikungunya ont été recensés depuis le début de l'épidémie, en mars 2005.

 

La maladie a entraîné 213 décés, directs ou indirects, dénombrés depuis le 1er janvier 2006. "Cette stabilisation à un seuil trop élevé est préoccupante, a commenté le préfet de la Réunion, Laurent Cayrel. Il ne faut pas compter sur l'hiver austral des prochains mois, pour éliminer le moustique vecteur du virus".

 

L'insecte, l'aedes albopictus, avait déjà survécu au précédent hiver austral. "Il y a un risque de redémarrage de l'épidémie au moment de l'été austral (en décembre) et le nombre de personnes contaminées pourrait être le double de celui que l'on a connu jusqu'à présent. Les décès peuvent aussi augmenter dans les mêmes proportions", a ajouté le préfet.

 

En mai 2005, les services de santé avaient recensé 500 contaminations par semaine et l'épidémie avait atteint un pic en février 2006, avec 47 000 contaminations en une seule semaine.

 

Le préfet a insisté jeudi sur la nécessité de la lutte anti-vectorielle, qu'elle soit chimique ou mécanique. Il a annoncé que 700 personnes allaient être recrutées et formées pour des opérations de démoustication ciblée sur des foyers émergents de prolifération des moustiques.
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